Vous avez dit « Business-Plan »?

Etonnamment, le terme «business-plan» reste très à la mode dans le monde des affaires depuis plus de 20 ans.

Généralement, on pense au business-plan comme une formalité administrative pesante mais indispensable au moment de la création d’une entreprise. Les investisseurs en étant particulièrement friands et semblant ne pouvoir s’en passer.

Les choses changent pourtant. Hormis les grandes institutions bancaires qui continuent à en faire un pré-requis incontournable pour accorder ou renouveler leur financement aux sociétés, certains fonds d’investissement et investisseurs professionnels ne perdent plus guère de temps à réclamer et étudier de longs documents stéréotypés de 50 à 100 pages ne leur apprenant somme toute pas grand chose par rapport aux aspects qualitatifs du projet à financer (1).

Un «dossier d’opportunité» bien conçu, de 5 à 10 pages, en dira souvent beaucoup plus aux analystes chargés de l’étude du projet.

Ceci ne signifie en rien qu’il faille prendre les choses à la légère et se contenter de la rédaction sommaire d’un petit descriptif de l’activité envisagée (nouveau projet, nouveau produit, investissement de croissance/développement, etc.).

Bien au contraire.

Le temps de la réflexion est une économie de tempsPublilius Syrus, Poète latin, 85 av J-C

Financial accounts
La valse des chiffres

L’étape d’analyse approfondie du projet par les porteurs de celui-ci demeure fondamentale – voire capitale – et nécessite une réflexion très large (2).

La littérature regorge de modèles théoriques et de méthodologies permettant d’élaborer son plan d’affaires. Notre objectif n’est pas ici de les décrire.

Constatons à tout le moins que cette élaboration passe immanquablement par l’analyse des différents domaines pouvant influencer positivement ou négativement la réussite du projet escompté.

A titre d’exemple, le modèle PEST consiste à recueillir et analyser des informations dans chacune des natures Politique, Économique, Socio-démographique, et Technologique du projet. La méthode FFPM (SWOT) permet quant à elle de déterminer les Forces, Faiblesses, Possibilités (Opportunités) et Menaces non seulement de l’environnement externe, mais aussi de la situation existant au sein de l’entreprise/organisation. Pour approfondir ces concepts, suivez ce lien.

La récolte minutieuse et l’analyse consciencieuse de ces différents éléments doit permettre aux porteurs du projet de clarifier celui-ci, de vérifier qu’il correspond bien à leur Vision de leur entreprise/organisation et de faire en sorte qu’il s’intègre harmonieusement dans les plans d’action très concrets qui la sous-tendent.

Cette démarche d’analyse du contexte global de l’entreprise/organisation sur base du modèle PEST et/ou de la méthode FFPM (SWOT) doit absolument être renouvelée chaque année au moment de l’élaboration des budgets/plans financiers chiffrés de l’année suivante. Cette remise en question systématique permet de s’adapter en permanence au monde changeant, aux incertitudes et à la complexité à laquelle les décideurs sont sans cesse confrontés.

Ainsi, les business-plans qui découleront de ce processus bien mûri auront du Sens non seulement pour les analystes externes, mais surtout pour les acteurs internes de l’entreprise/organisation qui l’auront co-élaboré et qui s’impliqueront dans sa mise en oeuvre avec conviction et motivation.

Notre Cabinet Direction-Performance® vous accompagne efficacement dans l’élaboration de plans financiers et Business-Plans utiles et ayant du Sens pour votre entreprise.

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(1) COHEN Raphaël (HEC Genève, Thunderbird University – Phoenix), Le Business-plan est (presque) mort, vive son remplaçant, Article de 2007;

(2) PIC Jean-Christophe, A chaque enjeu, son Business Plan, Ed. Vuibert, 2007, 331p.